décoction de prêle

Eric Petiot chercheur et professeurIl y a les purins ou plutôt les « extraits fermentés », les macérations, les infusions et il y a aussi les décoctions.
Une des décoctions préférées de Eric Petiot est la décoction de prêle (il n’utilise plus le purin de prêle qui ne présente selon lui aucun interêt dès qu’on connait la décoction de prêle)
Voici donc sa recette:

* 250 g de prêle (sèche)
ou 1kg de prêle fraiche
* dans 10 l d’eau
* petits bouillons 30 mn

pour obtenir 125 PPM (partie par million) de silice assimilable

  • Cueillir la prêle
  • la découper grossièrement
  • la laisser tremper 24 heures dans l’eau à température ambiante
    l’eau doit être de bonne qualité, de l’eau de pluie de préférence (ou du robinet mais laissée à l’air libre et brassée pendant 24 heures)
  • dans un faitout en inox avec couvercle, faire bouillir à petits bouillons pendant 30 mn
    les principes actifs se trouvent aussi dans les vapeurs, raison pour laquelle il faut absolument les préserver, c’est pourquoi on place un couvercle et qu’on essaie de récupérer un maximum des gouttes qui se forment.
  • on laisse refroidir (toujours avec le couvercle)
  • on filtre (un banal filtre à café fait l’affaire)
  • on peut utiliser directement

Les décoctions sont les plus actives pendant quelques heures, et se conservent quelques jours au maximum.
mais elle peut être mise en bouteille à chaud (donc filtration rapide pour que ça ne refroidisse pas)

On utilise ensuite en pulvérisation à 10% (pulvérisation de 10 l d’eau par hectare)

On peut faire de la même manière des décoctions de racines d’orties, de racines de rhubarbe, de jeunes rameaux de bourdaine (séchés une année)…

Utilisation

En fonction protectrice, en prévention
Au débourrement  -> stade jeunes feuilles
SDM (stimulateur de défenses naturelles)
La feuille est vitrifiée et le petit hyphe de champignon ne peut plus pénétrer.

Exemple: Sur le pêcher 3 traitements à 3 jours d’intervalle
Au stade adulte de la plante (exemple vigne), on utilise la fonction assèchante de la prêle (modifier le micro climat qui serait favorable au mildiou par exemple). Sur terrain humide la décoction de prêle va freiner le mildiou mais en terrain sec, c’est inutile.
Ensuite, quand la plante est « adulte », on passe à la préparation 501 (biodynamie)
L’utilisation de la décoction de prêle a sa période optimale, il n’y a pas de calendrier ni de recette quand à la date d’utilisation, c’est l’observation qui détermine son utilisation. C’est pourquoi il faut comprendre son fonctionnement.

Note:
Ensuite, sur la vigne par exemple, on passe à l’extrait fermenté d’orties
5 l dans 100 l d’eau par hectare. (pas plus de 2 traitements par mois)
On ne pulvérise pas trop d’extrait fermenté car sinon, on augmente l’appétence et du coup, on attire les indésirables qui vont venir réguler le « trop ».
L’extrait fermenté de fougère est moins riche, pour le début de printemps, ça peut être mieux.
Il faut absolument ARRÊTER les extraits fermentés si les indésirables arrivent. La plante va se défendre elle-même.
La cadavérine comprise dans l’extrait d’ortie va faire augmenter la résistance de la plante qui va se préparer à se défendre.

 

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