préparer le terrain

En hiver, il est temps de préparer, si cela n’a pas été fait à l’automne, le terrain pour les plantations qui ne vont pas tarder.

Si le terrain n’a jamais été cultivé en potager et qu’il est envahi d’herbes non désirées, il est possible de poser des cartons. Cela sert de barrière afin d’étouffer les indésirables qui, n’ayant pas de lumière, ne poussent pas. Le carton attire aussi les vers de terre (vers de surface surtout qui en sont friands pour peu qu’il soit bien mouillé. Le carton servira aussi de réserve de carbone.
Ce n’est qu’une méthode, il en existe autant que de situations. L’approvisionnement en matière est un critère à prendre en compte car éviter la pollution fait partie de la permaculture. Tout ce qui nécessite du transport motorisé est à éviter. ou du moins à limiter. Ce qui est à portée sera donc préféré.

Mon premier potager du genre « permaculture », je l’ai fait en m’inspirant de ce que j’avais appris sur internet, notamment avec Phipp Forrer.
J’ai creusé une bande de 60 cm de large sur 10 cm de profondeur (on peut aller jusqu’à 35 cm) en gardant la terre sur le côté.
Puis j’y ai entassé du bois mort en remplissant au maximum les creux avec ce que je trouvais comme bois, petites brindilles, vieux bois pourri, noyaux (au pieds des arbres fruitiers) etc…et en tassant.
Enfin,  j’ai remis la terre et j’ai paillé.

Dans un premier temps, des champignons sont apparus, signe que la vie reprenait.
Après l’hiver, j’ai planté. En cours de culture, j’ai « mulché » avec les déchets de cueillette et les tontes de pelouse, AUTOUR des plantes.

Cet automne, et pendant l’hiver, j’ai préparé d’autres « planches »
Après mes expériences de planches de pommes de terre effectuées sur trois types de supports, j’ai décidé cette année de me servir de ces anciennes planches pour faire mes « buttes » de culture. Je mets des « guillemets » car je ne fais pas véritablement des buttes, je paille et le niveau monte d’une année sur l’autre bien que chaque année le « tas » diminue pendant la saison de culture. Nous dirons donc que j’utilise le paillage.

Cette culture, du fait des buttages successifs avec la tonte de pelouse, ainsi que du travail des tubercules, a laissé de l’humus en quantité et je vais en profiter pour imiter la forêt.
En premier lieu, j’ai étendu une couche de broyat. La mairie ayant réalisé des coupes d’arbres, les branches ont été broyées et mises à disposition des administrés (sympa). Je ne parlerai pas ici de BRF car tout le bois était mélangé, il n’y avait pas que le bois de l’année. (le BRF étant, je le rappelle, du bois raméal fragmenté c’est à dire du bois de l’année). Cela constituera une réserve de carbone. Au printemps, une telle couche, en se décomposant, peut produire la chaleur nécessaire à la levée des graines. On peut même en profiter pour installer des châssis de forçage (confirmer la température: elle peut monter jusqu’à 60°C à l’intérieur de la couche).

Après avoir ajouté une couche d’orties fauchées jeunes (en faisant attention de ne pas mettre de tiges poilues ni de graines pour éviter les repousses), qui constituera la réserve d’azote (afin d’éviter la faim d’azote qui pourrait se produire lorsque la décomposition va commencer) puis, j’ai remis une couche de paille, et enfin à l’automne, une couche de feuilles mortes qui sert de couverture d’hiver.

L’avantage de la forme en butte et de sa constitution est de pouvoir résorber l’eau des fortes averses de printemps tout en laissant respirer le sol aussitôt cette averse passée.
Un autre avantage pour moi, c’est que j’ai peu de profondeur de sol, l’avantage de cette « butte » est de me redonner quelques centimètres.

Au printemps, cette planche servira aux plans démarrés en intérieur.

Pour les semis, je vais utiliser une autre planche, en écartant le mulch afin de semer directement.
Je mélange les plans et les semis sur ce genre de planches.

Voilà, il y a de quoi faire, croyez-moi ! Celui qui appelle ça « jardin de paresseux » n’a pas tout compris.
Mais une fois ce travail effectué, les récoltes seront facilitées, et le travail des années suivantes est largement allégé.

planches ou buttes, l'alernance et la diversité des matériaux font la richesse du terrain

des aiguilles de pin maritime agrémentent le repas des vers de terre

Je n’ai jamais désherbé, seulement couvert de cartons là où les herbes étaient trop coriaces.

les formes favorisent des expositions au soleil différentes

 

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