L’internet des plantes

Les végétaux communiquent entre eux

On connait différentes manières utilisées par les plantes pour communiquer.
Une coccinelle du Mexique; par exemple,  fut à l’origine d’une découverte intéressante (en 1981):
Les zoologues ne comprenaient pas ses habitudes alimentaires.
En effet, alors qu’on pense habituellement que les coccinelles ne mangent que des pucerons, ce qui est le cas le plus fréquent, d’autres variétés de coccinelles mangent des végétaux, des champignons, des acariens ou encore des petites insectes (cochenilles, aleurodes).
Or, la coccinelle des courges, elle, mange des feuilles de courges. C’est son rituel alimentaire qui posait problème aux zoologues. La coccinelle en question commençait pas creuser une galerie circulaire sur une feuille, jusqu’à ce que celle-ci ne soit plus reliée à la tige que par quelques points d’attache. Ce n’est que dix minutes après ce rituel qu’elle entame enfin son repas. Le lendemain, madame coccinelle s’en va six mètres plus loin pour manger.

Quel est ce mystérieux rituel de la coccinelle des courges ?

Ce sont les botanistes qui ont donné la clé aux zoologues:
Pour se défendre contre la redoutable consommatrice de ses feuilles, la courge se défend en les rendant toxiques; en produisant des tanins de façon significative. Si la coccinelle les ingère, elle meurt empoisonnée dans les dix minutes.

Comment la plante sait-elle qu’elle va être attaquée ?

C’est par la sève que l’information parvient à la plante.
La plante attaquée, même si la feuille du repas a été déconnectée du reste de la circulation de sève, finit par percevoir cette attaque. Tout d’abord, elle empoisonne toutes ses feuilles, mais en même temps, elle prévient les autres cucurbitacées environnantes de la menace. Et bien sur, les autres courges se prémunissent de la même manière en augmentant la quantité de tanins dans leurs feuilles.

Comment le message passe t-il d’une plante à l’autre ?

C’est par un message chimique gazeux que passe l’information.
Dans le cas de notre courge, la distance d’action de ce gaz est de …six mètres. Soit la distance que la coccinelle va devoir effectuer pour pouvoir recommencer son rituel sans risquer d’être empoisonnée.

Pour bien cultiver, il faut savoir
comment fonctionnent les relations entre les plantes et leur milieu.

Dans la nature, les plantes ont des contacts entre elles et avec leur milieu, les champignons, les bactéries…

Les échanges gazeux sont une façon de communiquer dans la nature, mais ce n’est pas la seule.

Tout d’abord une petite vidéo (assez simpliste mais bien explicite pour ceux qui débutent)

– La relation Endo-Mycorhyzienne
– La relation plante-bactérie

Deux relations parmi les plus connues entre plantes (transcription de cette vidéo)

la première est
La relation micellaire (donc la relation plantes avec le mycélium
la deuxième sera
La relation bactérienne (la l’action plantes avec la bactérie, ici rizzoli)
expliqué ça à l’aide de dessins un peu simplistes,
Tout d’abord, la relation mycorhizienne ou relation micellaire est une symbiose entre une plante dans notre exemple un arbre et du mycélium.
80% des plantes peuvent avoir une relation endo-mycorhizienne avec un champignon, pas uniquement les arbres (Entre parenthèse, ce que nous appelons
champignons n’est que la forme émergée, le carpe, qui n’est autre que son appareil reproducteur)
Le mycélium est l’organe principal du champignon et il se trouve dans le sol.
Comme pour le champignon notre arbre à une partie hors sol, le tronc, des branches, les feuilles etc et une partie souterraine son système racinaire
(racine est radicelles)
Le spore de champignons dans le sol, en germant, va créer un réseau de fins filaments
ce réseau progresse dans le sol à la recherche de nourriture
Le système racinaire envoient des messages chimiques au mycélium afin de l’attirer
En vue de coupe d’une racine, le mycélium, qui a « entendu le message », entre en contact avec les racines il pénètre à l’intérieur de celle-ci et
crée des excroissances qui forment de petites arborescences,
puis le mycélium  ressort de la racine et continue sa progression.
Cette action ne va en rien endommager les racines de l’arbre.
Cette symbiose une fois implantée va créer ce qu’on appelle des mycorhizes (du grec myco ; champignon et rhiza ; racine)
Les deux organismes ne font plus qu’un
et le mycélium va étendre le réseau de captation du système racinaire de l’arbre.
Le mycélium va apporter à la plante de l’eau et une partie des nutriments nécessaires se trouvant dans le sol comme l’azote et le phosphore en
échange il va bénéficier de sucres et grâce à la photosynthèse ce sucre, riche en énergie, est un élément essentiel de la survie du champignon.
La relation mycorhizienne est principalement une relation symbiotique.
Cependant dans certains cas elle peut devenir une relation parasitaire si l’un des deux acteurs montre des signes de faiblesse par exemple le mycélium peut également finir par
recycler la nécro masse de son hôte au profit de leur descendance.
Comme pour la relation micellaire la relation plantes rhizobium commence par une phase d’attraction: la plante émet des flavonoïdes, une substance chimique qui attire les bactéries et celles ci, en réponse, vont sécréter et synthétiser des facteurs de modulation.
Puis suit une phase de reconnaissance la plante va reconnaître s’il s’agit des « bonnes bactéries » et va  leur « laisser le droit d’entrer »
Les bactéries, dans un premier temps, vont pénétrer dans les poils absorbants et vont créer un cordon affectueux qui va progresser jusqu’au cortex racinaire et
là, progressivement, ont se former les nodules.
Une fois les bactéries rhizobium bien installées dans la racine, la relation d’échange et de symbiose va pouvoir commencer.
Les bactéries vont fixer et réduire l’azote atmosphérique à l’état d’ammoniac ou d’ammonium ce qui lui permettra d’être bien acheminé par la plante hôte
En échange la plante, grâce à la photosynthèse, va offrir aux bactéries un substrat carboné. Les plantes qui profitent de cette symbiose sont principalement des légumineuses de la famille des fabacées (d’ailleurs c’est pour cela qu’on utilise ces plantes comme engrais verts fixateur d’azote)
Il existe plusieurs variétés de bactéries rhizobium, chacune pour un type de légumineuses.

Une autre vidéo, d’Hervé Coves pour expliquer la mycorhize

Et enfin une vidéo de l’INRA

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