Avenir de notre alimentation

La « bonne humeur »

Maintenant, on le sait, plus personne ne songe à le nier:
Les plats industriels, les viandes aux hormones, antibiotiques et vaccins, les sucres raffinés ou chimiques, les boissons industrielles, les glutens, les huiles saturées, les gras trans, les pesticides, les herbicides, les additifs alimentaires, les perturbateurs endocriniens des emballages alimentaires…
sont des poisons pour notre corps.
En effet, le liquide qui baigne nos cellules doit avoir une composition bien précise pour les nourrir et non pas les empoisonner, NOUS empoisonner.
« Être de bonne humeur », c’est avoir ces « humeurs » en parfaite adéquation avec la composition équilibrée de ces liquides organiques. Une mauvaise alimentation, une mauvaise hygiène de vie et c’est l’accumulation et la saturation en toxines au niveau de la Lymphe. En Europe la moyenne de « chimie » ingurgitée d’une façon ou d’une autre tourne autour de 12 kg de substances que l’on retrouve finalement dans les urines.

 » Les maladies ne sont autre chose que les efforts de la nature qui, pour conserver le malade, travaille de toutes ses forces à évacuer la matière morbifique « . Thomas Sydenham – Médecin anglais du 16è siècle.
 » La maladie n’est en réalité que la traduction d’un travail intérieur de neutralisation et de déblayage toxique, qu’accomplit l’organisme dans un but de conservation et de rénovation « . Paul Carton – Médecin français du 20ème siècle.

Passons puisque tout le monde désormais le sait !

Lorsque j’étais petite (il y a longtemps, dans le début des années 60) je croyais qu’en l’an 2000 (ce qui me paraissait  alors très lointain) on mangerait des pilules alimentaires…on n’est pas loin des pilules puisqu’on doit compenser le manque d’éléments nutritifs par des compléments alimentaires voire des médicaments pour soigner les maux que cela a engendré.
Mais dans la réalité actuelle, qu’en est-il ?

Que pensez-vous que nous mangerons dans 20 ans ?

De la viande synthétique ?
Des vers ?
des chenilles ?
des algues ?

Certains pensent qu’on ne pourra pas nourrir tout le monde si la démographie continue à ce rythme. Peut-être faudrait-il déjà tout bêtement lutter contre les pertes importantes, le gaspillage de nos pays.
1/3 de la nourriture produite sur la planète est perdue (mauvaise chaine du froid, manque de moyens de transports et de conservation, gaspillage dans les magasins par exemple).

Y a t-il suffisamment de sol à cultiver ?

Les terres agricoles sont concurrencées par d’autres usages comme l’extension des villes etc…et la concurrence entre les usages alimentaires et énergétiques, concurrence entre ce qu’on cultive pour élever du bétail qu’on mangera sous une forme ou une autre (lait, viande) par la suite…
Mieux utiliser ce qu’on a ne serait ce pas déjà progresser ?
Il faut environ 200kg de céréale pour nourrir une personne convenablement en lui évitant les carences majeures.
On en produit 330 kg par personne. L’augmentation démographique n’est donc pas un problème.
On utilise beaucoup trop de terre pour produire de la viande.
Il faudrait simplement développer les protéines végétales avant de commencer à parler de manger des insectes ou des chenilles.
Des études et des prospections sont actuellement faites là-dessus.
Nous devrions réduire notre consommation carnée qui a explosé ces dernières années, car « manger de la viande » est synonyme de richesse chez beaucoup, on le voit dans les pays émergents où la consommation de viande croit en même temps que le PIB. Or c’est aussi synonyme de maladies lorsqu’on dépasse ce dont le corps a besoin.

  • entre 1961 et 2011,
    * en Asie, la consommation de viande est multipliée par 15 tandis que la population est multipliée par 2,6 ;
    * en Afrique, sur la même période, elle est multipliée par 5 tandis que la population quadruple ;
    * en Amérique latine et dans les Caraïbes, elle est également multipliée par 5 tandis que la population triple

La transition vers une nouvelle agriculture tarde à venir.

La plus part des éleveurs ne vivent pas bien
Le paradoxe est qu’on n’a jamais mangé autant de viande mais la condition d’éleveur est précaire. Cerains (pas tous) sont au RSA, est-ce « normal » ?
Peut-on faire le pari d’une meilleure production pour une meilleure condition de vie des éleveurs, c’est à dire moins de production de viande pour une meilleure qualité à un prix plus élevé (mais pas pour le consommateur) mais plus juste et surtout, un prix qui profite à l’éleveur et pas seulement aux intermédiaires.

Nous devons exiger une réduction quantitative et une amélioration qualitative de la viande que nous consommons.

Désormais nous mangeons près de 90% de produits transformés

Or, nous voulons savoir ce que nous mangeons et de où viennent les produits.
L’industrie agroalimentaire brouille les pistes en proposant 11 paramètres qui brouillent la visibilité du consommateur sur la réalité du produit.

Santé, gaspillage et enseignement:

La viande transformée est le pire des aliments à manger. Sa surconsommation entraine un cortège de maladies.
Achetons de la VRAIE viande et mangeons la totalité de la bête tuée. Si on doit « jeter » les bas morceaux, on doit produire davantage de bêtes et du coup, on utilise plus de terres et plus d’eau. Alors pourquoi ne pas apprendre à cuisiner, et à cuisiner les bas-morceaux également ?
La moitié de la viande de boeuf vendue en supermarché est vendue en steak haché. Le reste, où va t-il ?

La voie de la formation des cuisiniers de restauration collective

Il y a un enjeu car il y a 7 000 000 (7 millions) de repas servis dans les établissements scolaires.
L’éducation des enfants à l’alimentation est indispensable, surtout dans les écoles d’hôtellerie, ce qui est pas le cas (aux dire d’un professeur d’école d’hôtellerie lors d’une émission de radio), mais elle peut se faire aussi à la maison, car l’école n’est pas tout. Et éteindre la télé à ce moment, critiquer cette publicité sur l’alimentation qui induit en erreur, qui attire les enfants et leur fait croire que ce que disent les parents est faux, dépassé…

Les chartes des AOP etc…devraient être revues.

Que trouve t-on dans les rayons des supermarchés ?

Des produits largement complémentés en divers éléments (vitamines, minéraux etc…)
la publicité trompe, la publicité incite, la publicité réussit à faire le menu, notamment chez les enfants.
Et comment avoir des repères sur ce qu’il faut manger lorsque le produit propose les vitamines et minéraux, les compléments  pour « racoler » les utilisateurs en leur faisant croire que le produit présenté est TOUT et peut TOUT dans l’alimentation.

La viande au menu de la transition alimentaire : enjeux et opportunités d’une alimentation moins carnée
Lire le rapport de Terra nova

La surconsommation de viande est aussi préjudiciable pour l’environnement, les activités d’élevage impliquant une mobilisation de ressources souvent disproportionnée par rapport à leur apport nutritionnel.

Sans parler des révélations sur le traitement inhumain des animaux dans certains abattoirs.
Le rapport se trouve ici

 

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