les sucres ou glucides, le diabète

Qui sont les sucres dans notre alimentation ?

Sucres lents, sucres rapides…sucres simples, sucres complexes…
Quel jargon !
Il semble nécessaire de faire une petite mise au point rapide avant de commencer à parler de sucre, de façon à ce que tout le monde se comprenne.

Tout d’abord, sucre, glucide, hydrate de carbone sont des termes qui sont équivalents et représentent le même groupe de composés de notre alimentation.

Sucres simples, sucres complexes, sucres lents, sucres rapides…
Sucrées ou non, ces « matières » ont simplement des configurations chimiques différentes (atomes disposés de manière différente).
Leur fonction dans l’organisme est identique: apporter de l’énergie et de la chaleur.

Il ne faut donc pas confondre le mot « sucre » qui sert à désigner le petit carré blanc (ou la poudre) qui sert à sucrer nos plats ou nos desserts et le mot « sucres » qui correspond à la molécule qui répond au besoin énergétique de l’organisme.

Glucides présentez-vous:

Ils sont indispensables au fonctionnement du cerveau, des cellules (cellules sanguines, intestin, coeur,  poumons, certains muscles, peau…). C’est leur « carburant ».
Nos capacités de stockage de glucides sont limitées. Le stockage se fait dans le foie et les muscles. C’est encore le foie qui va maintenir le taux de glucose dans le sang, ni trop ni trop peu. Comme le corps ne stocke pas le glucose, il faut en apporter régulièrement. En cas de manque, ce sont les graisses qui vont être transformées en sucre.

Alors, où est le problème avec le sucre ?

Trop de sucres simples, pas assez de sucres complexes.

  • sucres simples = le sucre blanc raffiné
  • sucres complexes = denrées fabriquées à partir de céréales (pain,pâtes, polenta, riz, haricots etc…)

Nous consommons 6 fois plus de sucres simples qu’à la fin du XIXème siècle. Ils sont issus de la canne à sucre et de la betterave sucrière. C’est grâce, ou à cause de cette dernière que la consommation à explosé.
Désormais, si nous mangeons « consciemment » moins de sucre, le fait de consommer des aliments transformés qui en contiennent davantage, du fait de la consommation de sodas et autres boissons sucrées, nous a fait multiplier ici aussi par 6 la consommation de sucres simples. rien que sur la deuxième moitié du XXème siècle. Et ça continue…
la consommation de glaces sorbets, desserts, réservés aux grandes occasions, est devenue régulière.

A l’inverse, nous consommons beaucoup moins de céréales et produits dérivés (source de sucres complexes).

Au total, sur une journée et sans « sucreries » à proprement parler (bonbons, etc…), nous absorbons deux fois de trop de sucres simples.

Trop de saccharose
Quels problèmes est-ce que cela pose ?

Le sucre industriel blanc (à 99,7 % en saccharose) est une matière inerte, qui ne compte plus ni vitamines, ni oligo-éléments : c’est un aliment à calorie vide car il lui manque ses catalyseurs pour pouvoir bien l’assimiler.
De plus il agit comme une pompe en puisant dans notre organisme des éléments vitaux (calcium et vitamines B en particulier) et nous déminéralise (en soutirant les minéraux et oligo-éléments des os et des dents), causant carences et affaiblissement général des défenses immunitaires en perturbant l’écologie des intestins.

On ne parle plus de sucres lents et de sucres rapides,
On parle désormais d’indice glycémique élevé ou pas

Les sucres simples ne demandant pas de transformation, sont assimilés rapidement par l’organisme.
mais de la même manière, les sucres complexes se retrouvent ABSORBES aussi rapidement.
Il n’y a donc plus lieu de les nommer « lents » ou « rapides »
Pourtant, ils ne « sucrent » pas de la même manière la circulation sanguine.
C’est pourquoi on parle désormais d’indice glycémique (IG), qui mesure la capacité d’un sucre à faire élever la glycémie. (non pas en vitesse, mais en quantité).

Les bons et les mauvais glucides

En résumé:

  • Mauvais glucides:
    – Toutes les céréales raffinées.
    Plus elles sont raffinées, pire c’est ! et tous les aliments fabriqués à partir de ces céréales.
    – Tous les sucres (sucrés au gout): miel, sucre de canne, de betterave, sirop d’érable, confiture, mélasse…
  • Bons glucides:
    – Les céréales complètes
    Les légumineuses (pois secs, pois chiches, haricots secs,  lentilles,…)
  • Les bons sucres ne sont pas forcément les sucres complexes.

C’est bien l’index glycémique qui guide (de manière un peu caricaturale) le choix des aliments.
Un exemple:
On apprend, en regardant la table établie par Michel Montignac, que la fève (cuite) a un indice glycémique de 80, égal à une purée de pommes de terre, et supérieur à la baguette de pain blanc ou à une barre chocolatée (sucrée)…
qu’on peut avantageusement lui préférer la boite de haricots rouges (concernant l’indice glycémique, sans entrer dans d’autres considérations)

Conséquences sur la santé d’une diète riche en glucides à index glycémique élevé:

D’après de nombreuses études (« Bien manger peut vous sauver la vie » p.112 et suivantes)

  • Augmente le taux de diabète de type II
  • Augmente le taux de maladies cardio-vasculaires
  • Baisse le niveau de « bon » cholestérol (HDL) chez les personnes en bonne santé
  • Augmente le stress oxydatif
  • Augmente le niveau d’insuline postprandiale
  • Augmente le niveau de triglycérides chez les personnes en bonne santé

Conséquences d’une diète riche en glucides à index glycémique bas

  • Améliore le contrôle de la glycémie dans le diabète
  • Prévient ou corrige l’insulinorésistance et l’hyper-insulinémie
  • Améliore la sensibilité à l’insuline chez les patients ayant un risque de maladie cardio-vasculaire
  • Améliore la lipidémie (chez ces mêmes patients)
  • Augmente le « bon » cholestérol (HDL) chez les patients diabétiques
  • Diminue le risque de cancer du sein
  • Diminue le risque de cancer du côlon
  • Diminue le risque d’obésité
  • Ils diminuent la sensation de faim et font maigrir

On ne peut réduire le choix des aliments au tableau des index glycémiques

Un certain nombre de facteurs influencent l’index glycémique.
Ainsi par exemple, plus un fruit est mûr, plus il est riche en sucre.

  • La teneur en fibre influence la rapidité d’absorption d’un aliment.
  • la teneur en gras joue son rôle (plus un glucide est gras plus il prend de temps à être converti en sucre et absorbé dans le flux sanguin.
  • Le type d’amidon: Il existe deux types d’amidon, l’amylopectine et l’amylose. Plus un amidon est pauvre en amylose, plus il est facilement digéré, plus sa propension à se transformer en glucose est forte et par voie de conséquence, plus la glycémie a tendance à s’élever. Si l’on peut trouver des variétés de maïs anciennes, elles ont des taux d’amylose plus élevé (55 à 80%) et de ce fait ont un index glycémique plus bas. (Elles sont peu cultivées car plus le taux d’amylose est élevé, moins il y a de rendement)
  • la mouture
  • le degré de raffinage
  • la cuisson (gélatinisation industrielle, cuisson domestique)
    exemple de la carotte: crue elle a un index glycémique de 35 alors que cuite elle atteint 85 du fait de la gélatinisation de son amidon. Dans ce cas, préférer la vapeur douce, ou la cuisson à l’étouffée.

Maigrir ou se soigner par le jeûne ?

La transformations métaboliques induites par le jeûne.
Nos réserves de glucose, élément qui nous apporte l’énergie dont notre corps a besoin pour fonctionner, s’épuisent en une ou deux journées.
Lorsque ces stocks sont vides, le foie fabrique des corps cétoniques ou cétones à partir de nos graisses.
(Trois éléments sont produits à partir de la dégradation des lipides dans le foie: l’acéylacétate, l’acétone, le β-D-hydroxybutyrate).
C’est la cétogenèse.ou cétose naturelle.

Les médecins peuvent voir la corrélation entre le glucose dans le corps et les cancers grâce au PET scan (5). Cet examen consiste à envoyer dans le corps un produit légèrement radioactif qui se fixe sur les tumeurs. On voit où elle se trouvent.
Les médecins peuvent également voir, grâce à cet examen, les zones où le glucose se réfugie dans les organes. Il apparaît que là où est le glucose, là se développe le cancer.
Ainsi, par voie de conséquence, on peut en déduire que lorsque l’on est atteint du cancer, il faut limiter les apports en sucre.

Mais en attendant, un bon équilibre alimentaire est quand même la meilleure chance d’éviter la maladie.

Une attention particulière pour le xylitol
un édulcorant naturel

Nous connaissons désormais des édulcorants naturels comme la stévia, la sève de kitul, le sirop d’agave, mais on connait moins le xylitol.

Le nom de xylitol vient du mot grec « xylon » qui signifie bois. C’est un sucre extrait de l’écorce de bouleau, de rafles de maïs, de la pulpe de canne, des coques de noix de coco ou encore des cosses de graines. Il subit plusieurs étapes de transformation pour être purifié. Mais il est aussi présent dans les prunes, les framboises, les bananes,la laitue, les champignons, les endives, ou n’importe quel bois. C’est une molécule de la famille des polyols. Comme le sorbitol, c’est un alcool de sucre (polyol). Le corps humain peut d’ailleurs produire du xylitol au quotidien. Depuis plus de trente ans il est utilisé par les finlandais et depuis une vingtaine d’années dans les pays nordiques comme substitut du sucre (saccharose) Il possède le même pouvoir sucrant et la même saveur, sans l’arrière gout amère. Son indice glycémique est très bas (7). Il peut être consommé par les diabétiques car une grande partie du xylitol ne passe pas dans le sang(pas absorbée par l’intestin grêle).

Autres avantages du xylitol:
Il conserve un pH acide dans la bouche et par conséquent il neutralise la prolifération de bactéries responsable des caries (notamment de Streptococcus mutans).
Il diminuerait la déminéralisation de la dent.
Il diminue le risque d’otite chez le petit enfant (1 à 6 ans) (professeur Matti Huari, Finlande).
Il produit un effet rafraîchissant en bouche (le xylitol se retrouve souvent dans la pâte dentifrice, les rince-bouches, les pastilles et les chewing-gums. Il y a même des vaporisateurs nasaux de xylitol pour traiter les infections des sinus.)

Le xylitol ne peut pas être Bio de par son mode d’extraction.

Note:
Bien sur, le xylitol est controversé !
comme chaque édulcorant…
C’est un sucre naturel, contrairement à l’aspartame, dont on doute encore fortement du caractère inoffensif, malgré l’enjeu financier qu’il représente.
Dans l’Union européenne, le xylitol a reçu deux avis favorables de l’EFSA, après l’autorisation accordée en 2008. Il est donc considéré sans danger. Il est malgré tout conseillé de consommer des quantités raisonnables de xylitol.

Attention:
Si le xylitol n’est pas dangereux pour l’humain, il n’en est pas de même pour le chien, ou le chat, qui ne doivent pas approcher ce substitut au sucre, qui peut leur être fatal même en petite quantité. Attention donc aux petites douceurs préparées avec ce substitut.

La cuisson a son importance

Il faut éviter le phénomène de caramélisation qui transforme des aliments à faible teneur glucidique en sucres à fort IG !
la cuisson doit être évitée autant que faire se peut ou être très douce.

Le diabète soigné par le Dr Bouchardat
comment inverser le diabète de type II
Guérir, sans médicament

Apollinaire Bouchardat est un médecin, pharmacien et hygiéniste français.
né le 23 juillet 1809

De la graisse en quantité pour éviter la faim
Les prescriptions du Dr Bouchardat

Il y avait bien une chose qui obsédait le Dr Bouchardat, c’est que ses patients ne souffrent pas de la faim, « n’éprouvent point ce sentiment de vacuité stomacale qui leur est si pénible ».

Il n’avait pas accès à l’époque, aux médicaments chimiques « coupe-faim » comme l’Isoméride ou le Médiator… mais il avait beaucoup mieux : « les corps gras ».

Pour compenser la suppression des féculents et aliments sucrés, il conseille ainsi aux diabétiques de consommer les graisses les plus variées :
« Beurre, lard, graisses de porc, de veau, de boeuf, de mouton, de cheval, etc., d’oies, de canard », « l’huile de foie de morue » (sa préférée) et « les huiles d’olives, d’oeillet, de noix, de sésame, de faîne, de chenevis exprimés à froid, de navette, de colza. »
Car les bonnes graisses sont précieuses contre la faim. Elles permettent d’obtenir un sentiment de satiété beaucoup plus solide que les glucides (féculents et aliments sucrés).

Et elles ont un intérêt supplémentaire : « les viandes, les poissons, les oeufs, les boudins, etc., deviennent plus savoureux par leur judicieuse intervention. »
C’est tellement vrai que les produits industriels d’aujourd’hui, « allégés en graisse », sont bourrés de sucre pour essayer de leur donner un peu de goût.
Au final, les recommandations du Dr Bouchardat sont à l’opposé de celles qui ont circulé en Occident à partir des années 1970-1980. On a dit aux Américains et Européens de manger « moins gras »… Pour compenser, ils se sont mis à manger davantage de sucre et de féculents… et comme par hasard, c’est à ce moment-là qu’a commencé l’épidémie de diabète et d’obésité !

Sans oublier les végétaux et oléagineux

Le Dr Bouchardat vante enfin l’intérêt des végétaux (les « herbes ») :
« Les herbes devront intervenir à chaque repas en proportion modérée. Etre bien mâchées, pour éviter la distension de l’estomac, elles devront être associées à une forte proportion de corps gras, qui favorisera le glissement des aliments herbacés dans l’intestin et qui complétera l’alimentation. »
On sait aujourd’hui que manger des végétaux avec de la matière grasse permet de mieux absorber leurs vitamines et minéraux.

Les végétaux recommandés sont très nombreux :
« Les épinards, la chicorée, la laitue, les asperges, les artichauts, les haricots verts, les salsifis, les cardons, les concombres, les choux de Bruxelles, les choux fleurs, les choux. (…) Les salades de cresson surtout, de chicorée, de pissenlit, de romaine, d’escarolle, de barbe de capucins, de scosonère, de laitue, de mâche. (…) Les champignons conviennent. »

Quant aux précieux oléagineux, le Dr Bouchardat ne les oublie pas :
« Pour le dessert, avec les fromages, les olives conviennent très bien ; les autres fruits oléagineux, tels que les noix, les amandes, les noisettes, les pistaches, contiennent un peu de sucre et ne sont permises en quantité élevée que lorsque les urines ne sont plus sucrées. »
Au total, ce régime très complet devrait éviter d’avoir faim.

Note: le Dr Bouchardat a deux astuces pour ceux qui en souffriraient quand même : « manger dans la journée des graines de cacao torréfiés ou du chocolat sans sucre ni farine » (du chocolat 100 %) et, encore mieux « mâcher des olives ».

Ce sont aussi les caractéristiques principales d’un régime paléo (sans lait ni céréales), riche en graisse et pauvre en glucide.

Et l’alcool ?

Le vin est un sujet sur lequel  a évolué toute sa vie.

Le Dr Bouchardat n’hésitait pas à prescrire du vin rouge (« de Bordeaux ou de Bourgogne ») dans des quantités paraissant incroyables aujourd’hui ( jusqu’à deux litres par jour ! Cela correspondait à la consommation habituelle de vin en France à une époque où, pour des raisons sanitaires, boire du vin et des boissons fermentées était moins dangereux que de l’eau (l’alcool et les bactéries évitent les contaminations).
Cependant, il a commencé à diminuer la dose, recommandant « un litre dans les vingt-quatre heures » pour les hommes (qu’il conseillait de couper avec de l’eau si nécessaire).
A la fin de sa vie, toutefois, il conseillait à ses patients la plus grande modération dans leur consommation de vin.

On sait depuis peu que le resvératrol, un polyphénol présent dans le raisin et le vin rouge, est puissant antidiabétique !
C’est pourquoi il observait que le vin avait un effet thérapeutique. (notez qu’aujourd’hui, les compléments alimentaires permettent d’avoir les avantages du resvératrol sans les inconvénients de l’alcool).

« Il importe, en commençant le traitement, de rendre le régime assez rigoureux pour obtenir promptement la disparition complète de la glycose des urines. Après quelques semaines du retour des urines à l’état normal, il faut revenir peu à peu à l’usage modéré des aliments glycogéniques. »

La liste est longue de ce qui était interdit au malade

  • Le Lait
    « Il y a longtemps que j’ai établi que les 50 grammes de lactine d’un litre de lait pouvaient donner 50 grammes de glycose dans les urines d’un glycosurique. »
    De plus, on sait aujourd’hui, que le lait contient de l’insuline bovine et dérègle la capacité de l’organisme à contrôler le sucre sanguin.
  • Les aliments sucrés :
    « Je proscris les fruits sucrés, tels que raisins (qui contiennent quelquefois le tiers de leur poids de sucre), les prunes, les abricots, les pommes, les poires, les melons, les figues, et en général tous les fruits sucrés, frais ou desséchés, tels que pruneaux, raisins secs, figues, etc. et à plus forte raison les différentes variétés de confitures, les glaces, sorbets glacés, etc. »
    « Les racines contenant du sucre de canne, telles que les betteraves, les carottes, les oignons, les raves, les navets, etc »
    Mais il autorise avec parcimonie

    « Les fruits rouges, tels que fraises, cerises de toutes variétés, groseilles, framboises, mûres, berberis, etc. semblent au premier abord être plus nuisibles que les fruits sucrés car, comme eux, ils renferment du sucre et en plus des acides, dont il ne faut point abuser. Cependant, l’observation m’a montré qu’ils étaient moins à redouter que les fruits simplement sucrés que j’ai énumérés. »
  • TOUS les féculents :
    « la suppression, ou au moins une diminution considérable dans la quantité d’aliments féculents et sucrés. »« Le pain ordinaire, composé soit de froment, soit de seigle, soit d’orge, etc. ; les pâtisseries, le riz, le maïs et autres céréales, les radis [1], les pommes de terre et les fécules de pomme de terre, d’arrow-root, les pâtes farineuses de toutes sortes, telles que vermicelle, semoule, macaroni, etc. ; les semences des légumineuses, tels que haricots, pois, lentilles, fèves ; les marrons et les châtaignes ; la farine de sarrasin. »

Et la récompense:

« Il importe, en commençant le traitement, de rendre le régime assez rigoureux pour obtenir promptement la disparition complète de la glycose des urines. Après quelques semaines du retour des urines à l’état normal, il faut revenir peu à peu à l’usage modéré des aliments glycogéniques. »

Une fois restaurée la capacité de l’organisme à stabiliser naturellement le sucre sanguin, il est donc possible de réintroduire des aliments glucidiques avec modération, ce qui est une excellente nouvelle pour les malades :
« Par l’alimentation, avec du temps, de la vigilance, je fais perdre à l’organisme de mauvaises habitudes morbides, et dans plusieurs cas, j’ai vu se rétablir ainsi l’harmonie des fonctions. (…) Chez un grand nombre de malades on peut revenir à un usage suffisant des féculents sans que le sucre reparaisse dans les urines. »

Bouger:

Déjà à cette époque on savait que « l’exercice est une condition des plus favorables pour faire disparaître les dernières traces de glycose. »

« Il est un exercice qui possède ce précieux avantage, ce sont les travaux en commun bien réglés et progressifs, avec l’accroissement des forces, dans un gymnase convenablement dirigé, fourni d’appareils variés, où toutes les précautions sont prises pour éviter les contusions, les écorchures, et l’excès de travail. »
des exercices qui en moyenne doivent durer une heure, le corps soit baigné de sueur. »

On sait aujourd’hui que comme les muscles ont besoin de sucre, plus vous vous musclez, plus vous réduisez la quantité de sucre qui circule dans votre sang.
Et pour suer, si vous faites de la course, du vélo ou de la natation, il vaut mieux faire des séries de 5 à 8 sprints répartis sur 20 minutes plutôt qu’une longue séance d’endurance en restant à la même vitesse.

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