potager bilan mai

Nous voici en mai 2018
Après une année sans culture ‘maladie) où la nature a repris ses droits, le potager doit être repris en mains.

Dans le carré entouré de paille où étaient cultivées les pommes de terre, je dispose de bonne terre, d’humus fabriqué à partir du fumier déposé sur le sol de la prairie, puis de paille, de tontes qui servaient de « buttage » des pommes de terre comme indiqué dans les pages précédentes.
Ces couches successives de matières associées à la culture, donc à du feuillage et des racines, ont créé un humus convenable.
Cette année, je cultive là des tomates principalement, mais ps que puisque la monoculture n’est pas indiquée en permaculture.
Je viens d’enlever le voile de protection, après les Saints de glace…
on voit au passage que grâce aux ballots qui surélèvent les côtés, des fers à béton posés à plat étaient suffisants pour maintenir le voile à distance du feuillage jusqu’à ce jour.

 

Sur cette autre parcelle, le voile a été posé entre deux piquets, avec l’aide d’une simple ficelle tendue entre les dits piquets, afin d’écarter le voile du feuillage. Ces pieds de tomate ont été bien protégés des gelées tardives et des fluctuations de température entre le jour et la nuit que nous avons subies ce printemps.
Le lit de plantation est réalisé avec des feuilles mortes récoltées sur le terrain des enfants de la commune (pour le grand soulagement de l’employé cantonnier).
Ces feuilles, ont été mélangées à de la tonte afin d’équilibrer carbone et azote, et ont passé l’hiver. Un peu de broyat a complété le tout, toujours en automne.

Plus loin, nous découvrons la butte recouverte d’un film plastique occultant afin de détruire les adventices vivaces qui avaient envahi la précédente culture après la récolte.

 

 

Afin que les vivaces indésirables meurent, on les empêche d’une façon ou d’une autre de voir la lumière pendant l’été. ainsi elles finissent par épuiser les réserves qu’elles accumulent grâce à la photosynthèse. En pratiquant de la sorte avec ici un film de paillage noir et en perçant peu de trous pour les plantations, je devrais n’avoir que peu de repousse d’adventices. le reste devrait être gérable.
Sur cet assemblage, je vais donc planter des courges qui demandent de l’espace et de la nourriture. Et comme on ne fait pas de monoculture, j’ai aussi planté un tournesol, un cosmos et je continuerai avec ce que j’aurai à disposition au fur et à mesure jusqu’à remplissage de la planche.
J’entends rouspéter les puristes…du plastique !…Oui ! car je préfère ce moyen que les pesticides ou le travail du sol. Il est réutilisable si on en prend soin lorsque la culture est terminée.
Ensuite, je poserai du foin à sa place pour l’hiver et le plastique pourra servir plus loin si besoin.
Chacun fait avec ce qu’il a à disposition, ses moyens physiques et financiers, dans le respect maximum de la nature, pour préserver la vie du sol.

 

Une nouvelle mini butte vient d’être créée (on l’aperçoit au fond) entre les nouveaux petits pêchers.
Avec des arceaux cette fois, j’ai positionné un petit tunnel de protection. les arceaux sont de simples fers à béton de diamètre 6 mm arqués et ancrés dans le sol.
Elle reçoit d’autres cucurbitacées, ici ce sont des concombres citron pour faire les jus de cet été (très rafraichissant).

le principe est toujours le même, apporter de la matière carbonée (carton, paille, copeaux, foin…) puis de la matière azotée (tonte, broyats de feuilles vertes…) et faire un paillage.
puis planter dans cette superposition (enfin….sous, en écartant le paillis, puisqu’il ne poussera rien dans le paillis lui-même).
Quand on en a on peut mettre du fumier pailleux, mais jamais en contact avec les futures racines sous peine de les brûler.
Ce n’est absolument pas indispensable si le sol est bien vivant. je m’en sers surtout parce que j’en ai à disposition, et pour redonner au sol les bactéries qui pourraient lui manquer.

 

Les commentaires sont fermés