serre récup

Ma serre faite de matériaux de récupération
le mur côté nord est en paille.

Elle est orientée de façon à avoir un angle et non une face face aux vents dominants, comme une étrave de bateau.
La face basse est orientée sud / sud est et le toit est en polycarbonate de 16 mm, de façon à offrir un maximum de lumière en hiver. Même si une porte, une fenêtre ouvrante à l’opposé et une fenêtre munie d’une ouverture automatique (verrin à huile) sont installés, je ne pense pas l’utiliser l’été si les étés persistent à être aussi chauds que cette année (département de la Vienne).
Une récupération d’eau par gouttière se trouve en façade et devrait remplir deux cuves de 1 m3 chacune posées sur parpaings (3 rangées à plat), qui assureront l’arrosage par goutte à goutte (sans électricité).

Cette serre est donc faite principalement de matériaux de récup comme les fenêtres, porte et portes fenêtres, en double vitrage.
Il n’est pas trop compliqué d’en trouver auprès des entreprises qui changent les ouvertures des bâtiments chez des particuliers dans le cas présent.
La structure est posée sur le terrain à peine nivelé à l’endroit de la base.
Les parpaings sont placés eux de niveau. Ils recevront la base, en bois de sapin de douglas (mieux adapté aux intempéries).
Sur le détail, on peut voir les parpaings retournés qui seront remplis de béton dans lesquels on plante des tiges filetées. Ce sont elles qui fixeront les planches 15 x 4,5 cm

Pour maintenir la structure finale contre le vent, on fixe au sol la base au moyen de carrés enfoncés dans le sol. Cet accessoire pour poteaux a l’avantage de ne pas être trop cher et de permettre à la serre de se démonter, ce qui peut être intéressant un jour, mais aussi ce qui permet de le préciser en cas de déclaration en mairie.
L’avantage de la « queue de cochon » à mon avis, c’est qu’elle s’accroche davantage au sol que le tige classique des supports de poteaux. Dans le cas de ma serre, j’ai opté pour trois attaches, en façade et sur les deux côtés. le fond étant en paille, la prise au vent est différente. L’idée est d’éviter l’arrachement de la structure en cas de tempête. Des chevrons de 7 x7 cm seront enfoncés dans le carré puis fixés perpendiculairement dans le socle  de base.

Contre le vent, j’ai aussi placé des jambes de force sur les deux côtés, pour éviter cette fois que la structure ne plie, pour aider les poteaux de l’arrière.
Trois poteaux ont donc été scellés pour le mur du fond et ceux des côtés renforcés de jambes de force (pour poteaux de clôture en métal). Ils font 3 m de haut. Afin de consolider les écarts entre eux, puisque le mur de paille n’est pas rigide, j’ai placé des chevrons de récup. pour faire une sorte de colombage.
D’autant qu’il est prévu que je fasse un doublage de ce mur en « mur thermique« , c’est à dire en torchis terre paille, qui devrait garder la chaleur du jour et la restituer doucement la nuit. A cet effet seront placés des poubelles noires pleines d’eau pour améliorer l’inertie.

Récapitulons: la paille pour l’isolation et le torchis pour l’inertie thermique.

A l’extérieur, la paille sera enduite d’un enduis à la chaux sur le soubassement et le reste est protégé par un « sur-mur », c’est à dire un mur de voliges en hérisson (photos à venir).

la surface totale est de 5 x 3,5 m= 17,5 m²
Oui, c’est peu, mais pour l’instant suffisant pour avoir une petite planche multi légumes et un espace pour les semis. Une planche de carottes peut-être ?…
(à suivre)

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