Sol vivant

Pourquoi faire un jardin sur sol vivant ?

On nous alerte sur la dénaturation de nos aliments.
On nous alerte sur l’impact de nos modes de vie sur notre santé.
On nous alerte sur le désastre provoqué par l’humain sur la terre
Bref, on nous alerte…

Mais que faire ? concrètement ? chacun à notre portée.

Et bien il existe le potager sur sol vivant

Qu’est-ce au juste qu’un sol vivant ?

Shin Kubota, professeur à l’université de Kyoto au Japon a écrit:
 » Nous sommes intelligents et civilisés mais nos cœurs sont primitifs. »
Il pense qu’il faut que l’humanité apprenne  à vivre en harmonie avec la nature.

En cultivant sur sol vivant, on cultive AUTREMENT, on cultive AVEC avec la nature,
et on place le jardin dans un ensemble de vie.

C’est devenu une nécessité absolue de tisser (ou re-tisser) des liens avec soi, avec les autres et avec la nature…
Comment?
En retrouvant le sens de l’entraide, de la réciprocité, de l’humilité
Il faut de nouveau prouver un sentiment de gratitude envers notre planète qui subit nos activités humaines et n’en peut plus.

Faire des buttes de culture ou penser faire de la permaculture, est-ce suffisant ?.
La permaculture peut s’appliquer à n’importe quel système, en « copiant » la nature. Système humain, système agricole…
Ici nous parlerons essentiellement des systèmes de culture et plus particulièrement des jardins.

Les principes de départ:

  • On ne travaille pas le sol ou alors un minimum en respectant les différents « horizons » le plus possible.
  • le paillage, pour un sol toujours couvert
    Pour conserver la vie du sol, éviter les agressions du vent, du soleil…
    Quel que soit le paillage , pierres, paille, laine, il faut couvrir le sol.
  • on ne marche jamais sur les plages de culture afin d’éviter de re-compacter le sol que les organismes vivants du sol ont décompacté
  • on laisse du coup un maximum de racines dans la terre, en coupant éventuellement la plante de façon à ce que les racines laissent des galeries pour favoriser la vie du sol (vers de terre par exemple).
  • on plante le plus densément possible, pour décompacter, éviter les adventices sans désherbage…
  • Il faut aussi garder la planche cultivée en permanence quitte à semer des engrais verts ou du moins couverte (paille, bâche…).
  • mélanger les plantes (polyculture). La monoculture favorise les maladies et les invasions de prédateurs (insectes, rongeurs).
  • Introduire les plantes aromatiques, les fleurs ….aux cultures, de façon à profiter de leurs propriétés (insectifuges, anti-mildiou…)
  • Récolter ses propres semences autant que faire se peut, de façon à cultiver des variétés adaptées à notre région et nos façons culturales.
    Ainsi la variété sera adaptée à votre terroir et votre façon de jardiner.
  • Garder une place aux plantes sauvages afin de profiter de la biodiversité (entr’autre) qu’elles apportent. En effet, dans cet endroit,  « sauvage », des prédateurs et des parasites vont cohabiter, or garder le parasite (puceron etc…) permet aux prédateurs de s’installer. La nature assurera l’équilibre. Et ainsi lors d’une éventuelle invasion, les prédateurs présents seront attirés et viendront nous débarrasser des intrus.
  • Changer son regard sur les animaux considérés comme nuisibles (comme les limaces qui consomment les champignons pathogènes etc…voir l’approche d’Hervé Covès sur la gestion des limaces et leur utilité pour les sols et les cultures).

La culture sur sol vivant c’est observer la nature pour la comprendre et la copier.

Pour comprendre la culture sur sol vivant il faut apprendre

  • la vie du sol, ses habitants, tant animaux que végétaux que champignons.
    la culture sur sol vivant va bien au delà de la culture Bio (exemple la bouillie bordelaise tue les champignons, les vers de terre…or elle est autorisée en maraichage Bio, ainsi que d’autres substances nuisibles)

C’est  une méthode permettant à la terre de produire de manière naturelle sans s’épuiser et sans épuiser le sol qui en reste fertile, comme en permaculture.


L’homme qui arrêta le desert

Ce n’est pas un conte de fée, c’est un fait réel et incroyable. Un homme a arrêté le désert. A lui seul Yacuba Sawadogo a eu plus d’impact sur la préservation de l’environnement du Sahel, au nord du Burkina Faso, que toutes les équipes de recherche nationales et internationales réunies. …

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